L’ÉTHIQUE
PROFESSIONNELLE
Consciente
de ses responsabilités, la Maison des
jeunes de Shawinigan-Sud détient un code
d’éthique qui précise les
pratiques et conduites attendues du personnel
oeuvrant au sein de l’organisme. Le code
d’éthique a pour principal objectif
d’éviter de poser des actions qui
pourraient parfois mettre en péril la
crédibilité de la Maison des jeunes
auprès de la communauté ou d’un
animateur auprès des jeunes. Parce que
souvent, aux yeux de la personne qui avait posé
les actions, l’histoire n’avait
pas vraiment d’importance.
Ce
code engage tous les employés qui travaillent
ou qui exercent une fonction au sein de la Maison
des jeunes (coordonnateur, intervenants, animateurs,
stagiaires et bénévoles). C’est
un moyen d’uniformiser un la pratique
professionnelle autour d’un certain nombre
de devoirs et de responsabilités afin
d’assurer une cohésion.
Ce
code d’éthique se veut un outil
de référence pour orienter l’action
afin de favoriser l’engagement de la ressource
à l’endroit des jeunes. Il vise
la collaboration et la concertation de l’équipe
de travail autour d’un idéal commun
afin de développer un climat propice
au respect et à l’épanouissement
personnel de chacun.
1.
INTÉGRITÉ
1.1.
L’employé doit éviter toute
fausse représentation quant à
son niveau de compétence ou quant à
l’efficacité de ses propres services.
Si le bien du jeune l’exige, il doit consulter
un confrère, un membre d’une autre
profession, une autre personne compétente
ou le diriger vers une de ces personnes.
1.2.
L’employé ne doit donner des avis
ou donner des conseils au jeune que s’il
possède les informations pertinentes
suffisantes.
1.3.
L’employé doit dispenser ses services
en conformité avec les normes professionnelles,
les objectifs et la philosophie de la Maison
des jeunes.
1.4.
Le travail des employés doit être
fait dans le seul but d’aider le jeune
à remédier à ses problèmes
ou à développer ses capacités
visant ainsi l’autonomie du jeune ( et
non pour s’en faire un ami).
1.5.
L’employé doit participer activement
à l’élaboration, à
la planification, à la réalisation
et à l’évaluation des activités
et services offerts aux jeunes en utilisant
tout ce qui est à sa disposition.
1.7.
L’employé ne doit pas accepter
tout autre forme de rémunération
à l’exception de celle à
laquelle il a droit.
1.6.
Lorsque l’employé ne se trouve
pas dans le cadre de ses fonctions de travail,
il ne doit pas réaliser des interventions
auprès des jeunes ou avoir des relations
sur une base personnelle avec eux.
Par
exemple, un employé ne peut :
- Héberger un jeune chez soi ;
donner son numéro de téléphone
personnel à un jeune ;
- Se mettre à la disposition en dehors
des heures de travail ;
créer des liens de dépendance
avec des jeunes, alors que l’objectif
est la prise en charge et le développement
de l’autonomie de ceux-ci ;
- Donner les numéros de téléphone
des jeunes lorsque d’autres jeunes le
réclament ;
- Donner un transport à un jeune sans
l’autorisation parentale.
2.
RESPECT DU JEUNE
2.1.
L’ employé doit chercher à
établir des relations significatives
basées sur la confiance et ce, en respectant
les valeurs et convictions des jeunes.
2.2.
L’employé doit exercer sa profession
sans aucune forme de discrimination ou de préjugés
envers les jeunes.
2.3.
L’employé doit être présent
et faire du mieux qu’il peut pour répondre
à une demande de la part d’un jeune
et ce, dans un délai raisonnable. Si
l’employé a un contre-temps et
qu’il ne peut répondre à
sa demande adéquatement, il doit en expliquer
les motifs au jeune.
2.4.
L’employé ne peut contraindre un
jeune à faire des aveux contre sa volonté
ou inciter un jeune à quoi que ce soit.
2.5.
L’employé
ne peut fouiller un jeune contre son consentement
3.
ILLÉGALITÉ
3.1.
Aucun jeune sous l’effet de l’alcool
ou de drogue ne peut être accepté
à l’intérieur de la Maison
des jeunes ou sur son terrain.
3.2.
L’employé
ne doit jamais être en situation d’illégalité
avec un jeune.
Par
exemple,
- Ne pas avoir de contacts sexuels de tout ordre
avec les jeunes;
- Ne pas acheter d’objets volés
par des jeunes ;
- Ne pas consommer de drogue ni alcool avec
les jeunes à la Maison des jeunes ou
à l’extérieur ;
- Ne pas encourager un jeune à consommer
de la drogue en lui donnant du papier à
rouler ou en l’accompagnant pour un tel
achat ;
- Ne pas inviter un jeune à prendre de
la bière ;
- Ne pas vendre de cigarettes à un jeune.
4.
CONFIDENTIALITÉ
4.1.
Lorsqu’un employé reçoit
une confidence de la part d’un jeune,
ce dernier doit être au courant que la
confidentialité sera respectée.
Cependant, le jeune doit savoir que l’équipe
de travail devra être mise au courant
afin de faire un bon travail multidisciplinaire
(si l’animateur à qui le jeune
s’est confié est absent, les autres
employés sauront…).
4.2.
Aucune information ne peut être donnée
aux parents, à la police ainsi qu’aux
professeurs sans le consentement du jeune. Dans
la mesure du possible, ne pas signaler un jeune
à la DPJ sans l’autorisation de
ce dernier.
4.3.
Toutefois, l’employé peut être
relevé du secret professionnel avec l’autorisation
du jeune ou lorsque la sécurité
du jeune ou celle des autres peut être
mise en danger.
4.4.
L’employé ne peut induire les parents,
les professeurs, la police en erreur pour vouloir
protéger les jeunes.
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